15ème RTS et 75ème RIMa

  

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Le Marsouin comique    Le Marsouin comique   Le Marsouin comique 

Vos histoires et anecdotes

 

La devise du Bataillon           

        En manoeuvre ou au quartier

       Que ce soit l'hiver ou l'été

       En campagne ou à l'atelier

       Il ne faut jamais te presser

      Et pour le savoir

      Doucement le matin

     Et pas trop vite le soir

Un Marsouin sensé

 

La devise du Marsouin

Avant d'exécuter l'ordre

Attendre le contre-ordre

Pour ne pas semer le désordre

La définition de Marsouin

Extrait du Larousse élémentaire
de 1940

Marsouin : n. m. Cétacé du genre dauphin,
Fig. Homme laid, malpropre. Fam. Soldat de l'infanterie  coloniale.

Vraiment pas flatteur.

 

La rencontre d'un Lieutenant avec un rallié qui à servi sous ses ordres en Algérie.

Après les salutations d'usage, ``Ti as vu mon Lieutnant, le 15ème RTS cite un régiment di sourds, ouallah jti jures``.

  Malheureusement, je crois qu'il avait
 raison.

 

Définition de 15ème RTS à Guelma.

15ème Roule Tout Seul.

Je pense qu'il ne roule plus du tout et
c'est regrettable.


Un ancien qui parle.

Quand les poules auront des dents et que les

 corbeaux voleront blancs , alors seulement

 s'effaceront les souvenirs du régiment " 


J. Bellamy

Croisière en stop ou bateau stop.

         « Il y avait les convois et... le système D.
    Un convoi m'avait amené ce jour-là à Phillipeville pour une visite chez le dentiste. Ce n'était sans doute pas bien grave puisque je me vis « libéré  rapidement.
   Le convoi étant reparti, il ne me restait plus qu'à attendre une prochaine liaison pour revenir à Collo.
Phillipeville était une ville agréable, mais , n'y connaissant personne, un certain ennui et un sens non moins certain de l'économie me firent chercher un moyen de rejoindre Collo le jour même.
   Ayant rencontré un collègue, jeune aspirant en errance, nous nous mîmes aussitôt en quête d'un moyen de transport. L'inspiration nous guida vers le port où, miracle ! un escorteur de la Marine Nationale semblait sur le point d'appareiller.
   Hélant un matelot depuis le quai, je posai question de confiance : « Vous n'iriez pas à Collo ? »
   « Si justement, nous appareillons dans dix minutes. »
   Comme je l'avais vu faire au cinéma... je demandai l'autorisation de monter à bord. Ma requête fut transmise au commandant qui accepta notre présence pour le trajet Phillipeville-Collo.
  Le hasard voulu que ce fût l'heure du déjeuner... et nous nous retrouvâmes invités au carré des officiers.
  Ambiance chic... Quant à nous, bien « qu'étant sur notre 31 », nous semblions un peu rustiques dans ce monde policé. Nous nous approchâmes de la table et... ce fut l'incident !
   « Allons messieurs; nous ne sommes pas chez les cow-boys ! Vous êtes priés de laisser vos Colts au vestiaire. » Penauds et furieux, nous ne pûmes qu'obtempérer... Pour la forme, nous fîmes néanmoins remarquer au « Pacha » que nous étions contraints de rester armés lorsque nous étions à terre, compte tenu de l'insécurité qui y régnait. Visiblement, le courant passait mal entre la Marine et... l'infanterie du même nom.
   Heureusement, le repas fut copieux et le voyage court.
   Malheureusement, l'arrivée à Collo sanctionna mon excès de zèle. Sans avoir eu le temps de me changer, je me vis embarquer, en tenue de sortie, pour une opération de  « sauvetage » au col du Mélab. Ce convoi sur une piste chaotique, dans un décor de brouillard sinistre, me fit presque regretter le carré des officiers de la Marine Nationale. »

Un bateau-stoppeur marsouin.
                                                                                                      
Extrait du livre « Un soldat  d'occasion raconte... le 15° RTS »