15ème RTS et 75ème RIMa

  

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Le p'tit journal du 15ème RTS
     Rédacteur : J. Martin                                                       Mise en page : C. Grech

 

Nouvelles. Sports. Gastronomie
  Anniversaires. Mariages. Naissances.
 Jardinage. Bricolage.
Edition N° 12
Mois de Mars 2008
Anniversaires
J. L Jenin, 11 Mars
Un triste anniversaire à ne pas oublier
embuscade du 18 Mars 1957

                             
                                                  

            

"Nous venons d'apprendre avec tristesse le décès de notre camarade Jean Gimenez.
Il avait fait ses classes à Guelma en juin 1955, et avait été affecté au 1er Bataillon (Collo, Tamalous, El Ouloudj) jusqu'à sa libération début septembre 1957.
 Présent aux réunions de Millau et de Villefranche de Rouergue, il avait manifesté récemment l'intention d'être des nôtres lors de la prochaine réunion.
Il sera dans nos pensées, les 23,24, et 25 septembre prochain."

                                                    Ses amis du 15°RTS                      


Années 1950
Photo Codera T.
Un ancien du 37ème Génie en poste dans les régions de Bône et Guelma, nous fait part de souvenirs de son passage au camp de Ste Marthe.
Suite à votre demande concernant le camp Ste Marthe à Marseille, qui était le transit obligé avant l'embarquement pour l'AFN.

       Muté isolé, j’ai rejoint le 37ème B du Génie, villa CHEYMOL à Guelma (j'ai encore mon ordre de mission). Je suis arrivé au camp un matin de sep.61 après une nuit de train venant de St Florentin dans l'Yonne .La P M présente en gare St Charles invita fermement tous les voyageurs en uniforme à monter à bord  des Citroën U 55 chargés de nous acheminer. Arrivé sur place, j'ai très vite compris que le mot hygiène n'avait ici pas de sens. Qu'elle crasse!!! à commencer par les plateaux alvéolés destinés aux repas qui empilés tenaient les uns aux autres quand nous voulions en  prendre 1; il fallait les essuyer du mieux qu'il était possible et de toute façon un unique fût de 200 l rempli d'eau pas claire du tout servait à les rincer, une fois le repas terminé.
     Les couchettes, genre lits Picot… alors là, des milliers de bidasses devaient déjà s'y être reposés; les serviettes de toilette avaient leur utilité pour éviter de trop souiller la tenue 46 d'été. Pour terminer par les toilettes dépourvues de portes. Consigné, je suis resté là 2 jours, astreint à balayer la cour pour occuper le temps dans l'attente d'un bateau pour la traversée ; en l'occurrence ce fut le Président de CAZALET jusqu’à Philippeville
.    D'après mes souvenirs le district de transit de Bône était plus propre.

                                Tout cela m'a fortement marqué, je n'ai pas oublié.
                                                     
                                                             J. M. Castellyn
                                                              

 


Année 2008
Photo Romano G.

 
Lu dans: "La Voix du Combattant de Mars 2008".

"
Aux portes de Paris, à St Ouen, une plaque de rue Nadia Guendouz  
porte la mention « membre du FLN "» !
A quand une rue ou une plaque au nom d'un héros français de la guerre d'Algérie...!
On a l'impression que la France ne veut plus afficher ses victoires
pour ne pas choquer ses anciens ennemis...
Soit: mais pour qui et pourquoi sont donc morts tous  ses soldats, résistants et défenseurs de la liberté ?

 

La pensée du mois

Dans l'armée, lorsque l'on apprend à marcher,
l'on n'apprend pas à penser.

Mr André Brahic

 
Une école à Boudoukha ! Mi-octobre 1956 !
Suite
Un aspirant raconte, comment est née, en Algérie, sa vocation d'enseignant

                          Ce fut le lundi suivant, probablement 3 ou 4 jours après.
                 Les secrétariats des deux compagnies furent mis à contribution ; ramette de papiers, petits matériels de bureau, machine à écrire de la 5 où les deux secrétaires, Zarader le Bônois et Cohen l’Oranais (futur douanier dans le Jura), nous consacrèrent plusieurs heures chacun pour la préparation de la trace écrite du travail journalier.
                Nous avons ainsi démarré, vraisemblablement dès la 2ème semaine de novembre 1956 ; très certainement à peine 2 semaines, tout au plus, après la réception de mon ordre de mission.
              Une corvée de la 5 ou de la 7, je ne me souviens plus, put aménager une salle, toute en longueur, appartenant à l’ancienne société minière de Boudoukha, située au dessous de la route nationale Alger-Tunis, à hauteur de la popote de la 5ème Cie. La cour de récréation étant un terrain dégagé en légère déclivité, jouxtant le local de classe, le tout exposé plein sud.
               Daize, Monroc et quelques autres bonnes volontés des compagnies de Boudoukha, ont permis, dès le premier jour, d’accueillir près d’une trentaine d’élèves ; c’est ce qu’avait prévu le capitaine Daize, qui avait pied amical avec les 2 ou 3 zeribas proches de nos cantonnements.
               Ce ne furent que des garçons qui se présentèrent tous les matins pendant une dizaine de jours. Monroc, qui ne voulait pas perdre complètement son chef de section, avait souhaité que je ne fasse classe que le matin.
             Peu de jours se passèrent, puis Daize vint me dire que nous devions accueillir les élèves à plein temps et que la classe devait donc aussi fonctionner l’après-midi. Nous composâmes avec cette exigence formulée à Aïn-Kechera.
            Le sergent Duranton, ancien ESOA et chef comptable de la 5ème Cie, se chargea de faire classe l’après-midi et cela fonctionnera ainsi durant dix semaines environ.
            Duranton arrivait en fin de rengagement au printemps 1957 et était devenu père de famille ; il voulait retourner à la vie civile ; moi-même allais être libérable, à peu près au même moment.
             C’est souvent que lui et moi avons mis la main à la poche pour les frais de fonctionnement d’une salle de classe.
            Que dire de ces 3 mois, ou presque, de fonctionnement de cette école de Boudoukha, avec deux « instits d’occase », comme dirait un néo-périgourdin ? Exerçant à moindre coût pour ces initiateurs, qu’ils aient crêché à Paris ou à Alger.
           L’assiduité des élèves ne s’est jamais démentie, même au cours de séquences opérationnelles proches et assez chaudes. Le contact élèves-maîtres fonctionnait bien, nous les retrouvions avec plaisir. Ce devait être pareil pour eux eu égard à leur assiduité.
            Nous avons soulevé l’absence des filles ; cela resta toujours sans réponse. Peut-être aurait-il fallu une institutrice et une tutelle administrative civile ?
            Les premiers temps, l’évidence immédiate de 3 niveaux pesa lourdement sur le déroulement de notre tâche et la période jeux fut plus longue. Nous avions un niveau de 6-7 ans correspondant à une section de Moyens-Grands d’école maternelle à plusieurs cours ; un niveau intermédiaire valeur classe enfantine début CP pour les 7-8 ans et enfin un niveau où les enfants s’exprimaient déjà en français et aptes à faire CP/CE en 15 mois. C’était le groupe le moins nombreux, 7 ou 8 ; ce fut la locomotive de notre classe ; 3 ou 4 jouaient le rôle de moniteurs pour les plus jeunes. Ils étaient fiers de cette distinction. Le meilleur d’entre eux dont je me souviens encore du nom, Laouar Azzouz est peut-être devenu plus tard directeur de l’école de Boudoukha. Sa maturité le plaçait au-dessus du lot du niveau 1. Ce n’était pourtant pas le plus âgé. La plage des âges allait approximativement de 6 ans révolus à 10/11 ans.
            La plupart d’entre eux fréquentaient l’école coranique de la zeriba Bou Baker à mi-chemin entre Boudoukha et Aïn-Kechera.
           Nous n’avions comme syllabaires que quelques « Mamadou et Binette » empruntés à nos tirailleurs sénégalais. Nous faisions un grand usage du tableau noir et de feuilles préparées à l’unité au début. C’est au bout d’un mois peut-être que nous sommes passés au cahier unique de 48 pages « Seyes » (c’est-à-dire aux interlignes de cette page). Pour les « petits » du niveau 3, nous soulignions au crayon rouge, celui des modèles et des corrections pour obtenir des interlignes plus espacés.
            En expression orale, les meilleurs relevaient du niveau du 1er livre du français fondamental, disons pour les initiés 2ème livret de lecture type Rémi et Colette et assez rapidement le Moulin Bleu, premier livre de lecture courante. En calcul, ce fut plus encourageant ; les tables de multiplications, 2, 5, 10 furent abordées et sues par la moitié de la classe au moins, avant l’arrivée de « l’ instit » civil début février. Cela aurait été encore meilleur si Duranton et moi-même nous étions mis dans la foulée à pratiquer un peu d’arabe parlé ; cela nous aurait permis, sans aucun doute, « d’arrondir » beaucoup d’angles ; nous n’y étions pas réticents, mais nous avions peut-être par de vers nous, déjà la tête ailleurs.

                                                                                                              L'Aspi. Nikéa
A suivre

 

 


RUBRIQUE DES ASSOCIATIONS D'ANCIENS COMBATTANTS
 
 

U N C  Issy les Moulineaux

COMPTE RENDU DE L’ASSEMBLEE GENERALE DU DIMANCHE 10 FEVRIER 2008

Le Président ouvre la séance à 10 heures 30 et remercie les adhérents de leur présence ainsi que les personnalités
Monsieur Marie-Auguste GOUZEL, Maire-Adjoint délégué aux Anciens Combattants.
Monsieur Roger FLEURY, Président du comité d’Issy-les-Moulineaux de l’UFAC,
Monsieur Raymond THIEBAULT, Président Honoraire de l’UFAC et des Combattants
Volontaires,
Monsieur Guy DUCOLONE, Président de l’Association F.N.D.I.R.P,
Monsieur Jean QUILLARD, Président de l’Association des Combattants Volontaires,
Monsieur Gérard RIBLET, Président du Comité d’Issy-les-Moulineaux du Souvenir Français,
Monsieur Michel ROSSIGNOL, Président de l’Association A.C.P.G. – C.A.T.M,
Monsieur le Colonel TESICH, Président de Veterans of Foreign Wars of United States.
Le Président demande aux participants une minute de recueillement en hommage à ceux d’entre nous qui nous ont quitté au cours de cette année 2007, d’avoir également une pensée pour tous ceux qui tombent un peu partout dans le monde sous l’uniforme français ou sous le casque bleu.
Il demande de penser aussi à Raphaël POCHET, membre de la section et ancien de la 1ère Armée du Général de Lattre de Tassigny qui a participé au débarquement de Provence, qui vient de décéder et dont les obsèques auront lieu le mercredi 13 février à 10 h 30 en l’église Saint Christophe de Créteil.


De G à D: Christian POUJOLS, Président de l'UNC; Roger FLEURY, Président de l'UFAC; Marie-Auguste GOUZEL, maire-adjoint délégué aux Anciens Combattants; Denis LARGHERO, Conseiller Général des Hauts de Seine.
 

17 Mars 2008

Hommage aux Poilus, dimanche 17 mars 2008. A l'occasion du décès du dernier survivant des combattants de 1914-1918,un hommage solennel est rendu aux soldats de la Grande Guerre en l'Eglise Saint Louis des Invalides. Il a été demandé aux maires d'organiser une cérémonie dans chaque commune de France à la même heure qu'aux Invalides, 11 heures.

Kremlin Bicêtre le 18 Mars 2008

Notre ami Jacques Tchirbachian nous a fait parvenir des photos de la cérémonie en hommage au dernier poilu Lazarre Ponticelli, à laquelle assistait sa famille ainsi qu'une délégation d' anciens combattants. Encore une fois, nous pouvons évoquer le fameux devoir de mémoire, et cette fois, à bon escient. Lazarre Ponticelli n'a-t-il pas symbolisé le courage,et l'amour de son pays d'adoption ? Il a reçu; il a donné. Puisse t-il servir de modèle aux jeunes gens "en quête de repères"...
En voilà un, et un fameux. "
 


 Christian POUJOLS, Président de l'UNC, lit le message du Ministre des Anciens Combattants.

Les anciens Combattants

Les portes drapeau

De G à D, le petit fils et la fille de Mr Ponticelli

Le maire de sa ville natale

Commémoration du 19 Mars, à Issy les Moulineaux

Lecture de l'ordre du jour N° 11, du 19 Mars 1962
sur cette Place 19 Mars 1962

Remise des décorations par le Lt Colonel Mélin,
adjoint au Général Commandant Militaire
 des Hauts de Seine

Les décorés avec les drapeaux, ainsi que l'adjoint au Maire,
Monsieur Marie-Auguste Gouzel
Nous publierons également un reportage lors de la prochaine commémoration du 5 décembre, qui est rappelons-le, la seule date officielle".