15ème RTS et 75ème RIMa

  

Avis de recherche Historique Figures du 15° Le Gire Humour Les Africains Liens Journal du 15° Photos Photos 2 75ème RIMa Retrouvailles Souvenirs Témoignages Massif de Collo Equipement
    Forum

Retour

Le p'tit journal du 15ème RTS
     Rédacteur : J. Martin                                                       Mise en page : C. Grech

 

Nouvelles. Sports. Gastronomie
  Anniversaires. Mariages. Naissances.
 Jardinage. Bricolage.
Edition N° 23
Mois de Mai 2010
Anniversaires
"Structures humaines, matérielles et fonctionnelles du 67° B.I. en Presqu'île de Collo
selon Philippe Weber, Gérard Blin et Daniel Boussin, tous trois appelés du contingent".

   Alors que je pensais ne plus avoir quoi que ce soit à ajouter au récit  de mon “séjour” en A.F.N., un fait nouveau et imprévu m’amène à revenir sur ce sujet !
Je n’imaginais pas en effet qu’une suite puisse un jour être apportée au message que j’avais déposé le 11 Mai 2008 sur le site “Web” du 15° RTS. et du 75° RIMA. Je faisais alors part de mon souhait de renouer avec ceux que j’avais côtoyés durant mes 14 mois d’Algérie. Je n’y croyais pas vraiment mais le “coup” méritait d’être tenté ! Eh bien j’avais raison puisque le Mardi 10 Novembre 2009, je recevais un mail d’un certain Philippe Weber ancien “E.O.R. Cherchellien” sorti Aspirant et affecté fin Avril 1961 à Terras - soit à une époque où j’étais encore attaché à ce poste.
Ce contact est venu m’apporter de nombreuses informations auxquelles ma position de sous-officier à la C.C.A.S. ne m’avait pas permis d’accéder. C’est donc celles-ci que je vais à présent relater afin de compléter ma propre vision et mes souvenirs sur le 67° B.I. et   mon séjour à Terras. En page à suivre, je vais inclure le plan du P.C. du 67°B.I. réalisé par Philippe Weber. Cela contribuera à mieux comprendre le “concept” de ce Poste - juché à 889 mètres - au col de Terras et à donner un éclairage nouveau aux photos que j’intègre.
Celui-ci comprenait une quarantaine d’hommes dont cinq  à six Officiers ; il disposait de trois équipements de transmissions et d’une puissance de feu comportant quatre mitrailleuses, un mortier, des PA, des PM, des FM et des fusils MAS 49. En matière de véhicules, le P.C. était doté de Jeeps, de Dodge, de camions GMC, de 4x4 Renault, d’half-tracks et d’une ambulance. Passons à présent à la légende des locaux désignés par des numéros : 


Plan de Terras PDF

Quelques photos destinées à illustrer le plan ci-dessus
Le poste en hiver, enneigé et dans les nuages.
À la fourche identifiée 23 les véhicules
en formation en vued'une opération.
La DZ se situe à ce même emplacement.
Collo est à 15 kms; Oued Zhour à 17 Kms et en contre bas
se situe Oued di Djebel.
Partie basse du Poste avec au fond à gauche la Tour
dotée de la mitrailleuse 12,7. À l’extrême droite un mirador d’observation sur Oued-Di-Djebel.

 

Partie haute, à gauche les locaux 5 /6 - dont mon bureau
et ma “piaule” - ; au milieu la popote des officiers ;
 plus au fond la Tour déjà évoquée.

           Poste d’observation en visu directe sur
         Oued-Di-Djebel,
         d’où provenait la nuit du 17 au 18 Janvier 1961
          des coups de lampe préoccupants !

          Vue  panoramique  du Poste de Terras
          mettant en évidence  le coté fortin de celui -ci.

 

Vue de l’arrière  des cuisines

            Zone déboisée de ses chênes-lièges par le Génie

            avec vue au loin sur la mer.

Au fond se profile le sommet de la presqu’île  de Collo qui surplombe de 162 m le Poste proprement dit.
De gauche à droite - partie haute -
on devine les bâtiments 1 à 6 et  la tour en 8.
                           La tranchée sécurisée  permet
d’accéder à  
                           la partie basse et aux bâtiments 15 à
21.                                               

   Je reprends à présent le cours des commentaires de Philippe Weber concernant l’implantation topographique du Poste. En terme de dangers c'est-à-dire, si nous avions été amenés à subir une attaque de fellaghas, il suffit de regarder le plan du Poste et les quelques photos ci-dessus, pour se rendre compte qu’un commando en possession d’un simple mortier aurait pu occasionner de graves dégâts à cette structure “surplombée” et   composée de simples parpaings de 20 cm d’épaisseur! Quant aux dommages humains, n’en parlons pas ! Le Génie avait littéralement déboisé le piton, récupérant ainsi nombre de chênes-lièges dont le 15° RTS se servit pour réaliser des palissades et couvrir la tranchée de liaison entre la partie haute et basse du Poste. On peut regretter - avec le recul- que ce Corps de Troupe n’ait pas poursuivi son travail de terrassement en réalisant une levée de terre d’environ 2 mètres, derrière laquelle les bâtiments du bas auraient été abrités ! À une échelle moindre on ne peut s’empêcher de rapprocher la situation de Terras avec celui du  camp retranché  de la cuvette de Diên Biên Phu ! Il est vrai qu’être convaincu que des troupes ennemies, ne peuvent venir à bout de terrains réputés infranchissables et créer ainsi des situations de dangers, nous a déjà joué de vilains tours, sans que cela nous ait  apparemment servis de leçon !
Par contre sur un plan géographique donc tactique on ne peut nier que le choix du col de Terras était justifié pour implanter ce Poste. Je m’explique. Sa situation au centre de la presqu’île de Collo, au carrefour des routes menant respectivement à l’est, à Bessombourg, Cheraïa, Collo ; au nord à Oued di Djebel, Kanoua, Hellala ; à l’ouest à Bou-Naghra, Kardaya, Ouldja et au sud ouest  à Oued-Zhour, en faisait une base de choix !
Ceci précisé il convient de rappeler que la presqu’île de Collo était   une région particulièrement boisée de chênes lièges, aux routes étroites et sinueuses, configuration qui ne pouvait manquer de les rendre dangereuses. Dans cet esprit l’armée avait classé les itinéraires  empruntés en 3 catégories : S1- ne nécessitant pas d’escorte / S2 - escorte motorisée / S3 - escorte blindée avec en cas de convoi long, l’appui d’une ACOCONVOI, c'est-à-dire d’un T6. À titre d’exemple le trajet Collo - Chéraïa était classé S1, puis jusqu’à Bessombourg S2  enfin de Bessombourg à Oued-Zhour via Terras S3 !

À suivre