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Le p'tit journal du 15ème RTS
Rédacteur : J. Martin Mise en page : C. Grech |
Nouvelles. Sports. Gastronomie
Anniversaires. Mariages. Naissances.
Jardinage. Bricolage.
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Edition N° 10
Mois de Janvier 2008
| Anniversaires
Nini 21, 15 Janvier
Nikea, le 29 Janvier | .gif)
Une école à Boudoukha ! Mi-octobre 1956 !
Un aspirant raconte, comment est née, en Algérie, sa vocation d'enseignant
Il existait une distance, un éloignement intersidéral entre ceux qui l’ont cogitée à Paris et à Alger, et ceux sur place, qui dans des zones abandonnées à elles-mêmes depuis le Haut-Moyen- Age et survivant vaille que vaille aux seuils de la misère et du dénuement, étaient, parce qu’ils en avaient reçu l’ordre, chargés de mettre
l’idée à exécution.
S’il existait des locaux scolaires neufs à Aïn-Kechera où étaient installés les services du Sous-Secteur et les chambres de maints officiers, à Boudoukha cela faisait des décennies qu’elle ne fonctionnait plus.
Y avait-elle seulement sérieusement fonctionné, fut-ce un temps ?
Il existait une école coranique à proximité, à la zériba Bou-Baker, à mi-chemin entre Boudoukha et Aïn-Kechera, fréquentée assidûment.
Cinquante et un ans après, je revois cette période et ce sujet avec précision et sérénité.
J’en témoigne par écrit en essayant de demeurer objectif, lucide, mais sans ménagements toutefois.
J’avais, depuis peu, quitté les fonctions d’officier d’Ordinaire et d’Approvisionnement du Bataillon (le 2/15ème RTS) à Aïn-Kechera et venais à peine de me retrouver chef de section à la 5ème Cie à Boudoukha, Compagnie opérationnelle du Bataillon, que commandait alors le Lieutenant Monroc. (Une compagnie opérationnelle est de toutes les Opérations et est, à ce titre, moins astreinte à des tâches
de casernement et de Quartier.)
Peut-être fin octobre ou tout début novembre 1956, rentrant d’une réunion hebdomadaire de commandants de Compagnies qui se tenait à Aïn-Kechera, Monroc me demande d’aller me présenter au plus tôt au capitaine Le Bot, Adjudant-Major du Bataillon que commandait alors le Lieutenant-Colonel Rougès.
Toutes affaires cessantes, je m’exécute, en emportant avec moi, et sur conseil de Monroc, un paquetage minimum.
A la réception d’une note de service émanant de la Division Militaire de Constantine et après en avoir discuté avec les deux commandants de compagnies cantonnées à Boudoukha, Le Bot, Monroc et Daize, commandant la 7ème Compagnie, ont convenu (pacification oblige) qu’une école serait ouverte à Boudoukha et que j’en serai l’initiateur et l’enseignant.
Tout cela par de vers moi, mais c’était l’usage d’agir ainsi. Usage probablement plus que millénaire, par ailleurs bien français et qui passe de génération en génération, jusqu’à atteindre l’immortalité.
Avec ML 13, j’étais un habitué de la méthode et du procédé.
Me voici donc au bureau de Le Bot qui me tend un ordre de mission déjà prêt et signé. Très succinctement, il m’explique de quoi il s’agit. En fait, à part exécuter l’ordre de créer une école pour le sous-secteur d’Aïn-Kechera, mentionné par la NDS express de la hiérarchie, Le Bot n’en sait guère plus que moi et qu’il est si peu explicite dans les consignes quasiment inexistantes qu’il me donne pour remplir et mener à terme, dans
les meilleurs délais, la mission qui m’est assignée.
C’est très décontracté que je pars vers Collo et Constantine sûr de trouver tout ce qu’il faut en explications complémentaires et en moyens mis à ma disposition. Je ne parle pas des frais personnels que cela impose à un jeune O.R.S.A. , fut-il ADL !
J’appliquerai en cela la seule notion retenue par nécessité alors que j’étais jeune aspirant, jongler avec le prêt-franc avec d’autant plus de convictions que la hiérarchie se montrait pingre. Un lieutenant ancien, Corse d’origine que j’ai remplacé quelques mois m’y avait gentiment invité et incité. La régularisation de l’anomalie crée se faisant suivant le principe de « pas de vagues ».
Me voici parti avec le premier convoi vers Collo.
Je me renseigne en premier lieu auprès des instits civils de Collo, que j’avais côtoyés un an auparavant. Ils ignoraient tout du projet mais m’ont fournit quelques « tuyaux » et quelques pistes à explorer. Avec humour, ils m’ont souhaité bonne chance.
Je me rends ensuite à la Commune-Mixte de Collo, plus précisément là où sont ses services administratifs et où les trois administrateurs ont leur bureau. C’est de là que partent les fonds budgétisés pour le secteur de Collo, à titre civil ; cela concerne tout le Massif, toute la presqu’île, Collo excepté, qui a son maire M. Falcone et son conseil municipal.
J’y suis bien accueilli, avec un peu d’amusement. L’ordre de mission que je présente est cause de leur retenue à ne pas rire. On me fourni cependant quelques adresses à Constantine où on prétend que je trouverai ce que je cherche. Là aussi, on n’était au courant de rien.
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L'Aspi, Nikéa
A suivre
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Réouverture de l’Ecole de TAMALOUS (Octobre 1956)
Un gars du 1/15éme RTS, Christian Charpentier,
qui a participé à la réouverture de l'école de Tamalous
A mon retour de permission en Août 1956, j’ai avec plaisir quitté la section escorte, sans aucun regret, car comme tous les collègues après 8 mois d’escorte sur tous genres de routes et pistes du Nord Constantinois, malgré la beauté des paysages, j’étais très heureux de me retrouver administratif au
bureau de la CCAS en espérant y rester jusqu'à la quille…
A la mi-octobre, lors de la visite du Commandant de Cie au bureau, j’entend ce dernier demander au Major, le fichier sur lequel je travaillais, car il avait besoin de le consulter pour trouver un instituteur et rouvrir l’école. Il sort quelques fiches dont la mienne, va vers le major et lui demande de lui désigner Charpentier.
En Cinq minutes d’entretien et malgré mon étonnement je me suis retrouvé Instituteur en étant prié de faire circuler un véhicule dans Tamalous tout l’après midi et d’inviter les enfants dès le lendemain matin à 9 heures à l’ouverture de l’école.
Pas de chance, à 10 H30, 3 enfants seulement dont 1 seul parlait français qui fut sitôt fait interprète. La visite du Commandant me donna 24 Heures de répit mais me fit comprendre qu’il m’appartenait de remplir la classe…sinon retour en section escorte…
Avec Cervera le caporal chef chargé de l’ordinaire, nous avons décidé de leur offrir des casse-croûtes et j’ai diffusé l’information tout l’après midi.
Succès garanti, à 9 heures, près de 45 élèves; la visite du Commandant me confirma de continuer ainsi et sitôt son départ, à 10H30 j’ai mis les gamins en récré avec la bouffe pour 15 minutes mais à mon retour seul une dizaine était restée, les jours suivants le casse-croûte n’arrivait qu’a midi.
Moi qui étant gamin ne courrais pas trop à l’école, je me suis pris au jeu et je dois avouer que je ne détestais pas cette fonction, le résultat au bout de quelques mois était jugé très satisfaisant
Ayant d’ailleurs eu la visite de Mrs Mitterrand et de René Billières Ministre de l’éducation à cette époque…
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Christian Charpentier
A
suivre
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RUBRIQUE DES ASSOCIATIONS D'ANCIENS COMBATTANTS
|  Le Dimanche 13 Janvier 2008, au Palais des Sports Charpentier, a eu lieu le souper annuel
offert aux anciens combattants, par la Ville d'Issy les Moulineaux
Mrs Tchirbachian, Poujols
Mr et Mme M. Rossignol
Mmes Poujols et Tchirbachian
Président, ACPG-CTAM
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Offres d'emplois. URGENT
Nous recherchons, des journalistes, des photographes, ainsi que des historiens, caricaturistes, qui étaient en Algérie de 1954 à 1962
Age requis, 65 ans et plus.
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