15ème RTS et 75ème RIMa

  

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Le p'tit journal du 15ème RTS
     Rédacteur : J. Martin                                                       Mise en page : C. Grech

 

Nouvelles. Sports. Gastronomie
  Anniversaires. Mariages. Naissances.
 Jardinage. Bricolage.
Edition N° 11
Mois de Février 2008
Anniversaires
Une école à Boudoukha ! Mi-octobre 56
Suite
Un aspirant raconte, comment est née, en Algérie, sa vocation d'enseignant

                                         Déçu, mais nullement découragé, je vais saluer au 3ème Bureau du Secteur, le capitaine Chaubiron, mon ancien commandant de compagnie, lorsque un an auparavant, j’étais chef de section Appuis et Accompagnement à la CCAS, à Collo même.
                                         Il n’est pas étonné du peu de succès de mes démarches à Collo. Sous des apparences rugueuses, il savait être proche de ses subordonnés. Mi ironique, mi enjoué, il m’encourage à poursuivre et me propose opportunément un moyen de gagner du temps.
                                          Il m’indique une liaison Collo-Philippeville par le piper DLO en fin d’après-midi ; je lui fait part de mon souhait de l’utiliser, pouvant être ainsi tôt le lendemain matin à Constantine. Il prend cela en mains. Pieron, le sous-lieutenant DLO est d’accord ; nous nous connaissons depuis plusieurs mois. Nous aurons la quille ensemble.
                                          Je remercie Chaubiron pour son obligeance et me voilà passager du piper cup qui nous apporte souvent le courrier dans le djebel. Le lendemain, je suis dès 10 h du matin à Constantine où je poursuis mes pérégrinations.
                                          Aujourd’hui, je les cite peut-être dans le désordre, du point de vue chronologique, mais je n’en ai oublié aucune.
                                         En sortant de la gare ferroviaire de Constantine, j’ai dû comme première démarche retenir une chambre pour au moins deux nuits à l’hôtel Cirta, tout proche. J’ai souvent pu obtenir celle sans fenêtres sur l’extérieur, dont la seule ouverture donnait, depuis le 1er étage, sur le hall du rez-de-chaussée, face à l’entrée ; c’était la moins chère.
                                         J’ai dû ensuite aller au Quartier Testanière où le 15ème RTS avait sa base arrière pour y déposer mon arme individuelle ; puis j’ai entrepris un périple de deux journées dans les divers services administratifs départementaux et militaires de la Subdivision de Constantine que j’avais notés à Collo.
                                         Ce furent les services scolaires proprement dits, tant à la préfecture qu’à l’Inspection académique ; j’y ai compris leur méconnaissance totale de l’objet de ma visite. L’école dans le bled, zeribas ou douars isolés n’étaient pas leur lot, très certainement depuis plus d’un siècle. Ce qui me laissa perplexe, pour l’Education Nationale, département de Constantine, je venais d’une autre planète. Je n’ai même pas eu droit à un exemplaire de cahier d’appel.
                                         Il ne me restait plus qu’à aller au siège de la Division Militaire, sur un plateau au sud de la ville, dit Quartier Bellevue. J’ai bien dû faire 4 ou 5 bureaux différents avec les attentes que cela suppose à chaque fois.
                                       J’ai pu y apprendre que la note de service reçue au Sous-Secteur concernait essentiellement les zones isolées où il n’y avait pas d’écoles, certes, mais où existait déjà une structure SAS avec un officier en place, hors rang, et s’occupant strictement des affaires des natifs et autochtones (le terme exact et péjoratif était des « Affaires Indigènes »).
                                       Donc, une école à Boudoukha, certes, comme l’avait compris et formulé le Sous-Secteur d’Aïn-Kechera ; mais débrouillez-vous en attendant d’autres instructions qui ne sauraient tarder à vous parvenir.
                                     Elles ne viendront que 3 mois après, avec la venue inopinée d’un jeune Toulonnais début février 1957, muni de tout le formalisme administratif réglementaire. Ce fut très certainement le capitaine Daize qui signa son PV d’installation.
                                      Que s’est-il passé entre temps ? (voir annexe )
                                     Tout au long des quatre jours de démarches, j’ai fait chou-blanc ; mais je savais qu’un ordre de mission de Le Bot, notre capitaine, commandant en second, ne pouvait pas ne pas aboutir !
                                     Avant de quitter Constantine, sous les arcades de l’avenue qui descend vers la place du centre-ville en venant de Testanière, j’ai fait quelques emplettes scolaires, cahiers, crayons…pour démarrer la classe, avec mes deniers personnels, bien sûr.
                                     Via El Arouch, Sidi-Mesrich et Tamalous, il m’a fallu 36 heures pour aller de Constantine à Aïn-Kechera ; ce fut rapide ; pour une fois, j’ai évitée via Philippeville, puis la balançelle ou « la Servanaise » (que j’ai encore revue à Nice en service dans les années 80) et ensuite l’hypothétique convoi vers Aïn-Kechera, à part, le quasi rituel du samedi.
                                    Dès mon retour à Aïn-Kechera, en milieu d’après-midi, je me présente au capitaine Le Bot, qui écoute sans m’interrompre toute la relation de mon déplacement. C’est ensuite, en négligeant de citer « la main de ma sœur », que je subis sa mauvaise humeur contenue. J’en passe les détails, mais ce fut dur à entendre compte tenu de mon envie de m’acquitter correctement de la mission qui m’avait été confiée. Ses coups de gueule m’étant connus, je laissai passer l’orage et, amer, j’ai rejoint Boudoukha où Dai
ze et Monroc ont eu le même compte rendu que Le Bot au PC du Bataillon, à 3 km de là.
                                      Ils ont réalisé que j’avais subi ce qu’il leur arrivait plus rarement à eux, une vivacité d’humeur de l’Adjudant-Major.

Ils ont convenu de se débrouiller sur place à Boudoukha pour que l ‘école soit ouverte au plus tôt.
                                                                                                            
                                                                                                                      L'Aspi. Nikéa

A suivre

Réouverture de l’Ecole de TAMALOUS (Octobre 1956)
Suite

Ecole de KERKERA (2° Cie du 1/15° RTS)

                                Au mois de Mars 1957, j’ai été muté à la 2° Cie à Kerkéra, comme instituteur où une école Française et Coranique venait d’être créée, et là, l’accueil par les autorités civiles et militaires fut très bon, je disposais d’une jeep avec 3 goumiers pour me déplacer à Collo où Philippeville en profitant de me glisser dans les convois, car il me fallait aller chercher les fournitures et le reste….a noter que pour ces longs périples les goumiers étaient remplacés par des copains volontaires…
                                J’avais 110 élèves, moitié le matin et l’autre moitié l’après midi en alternance avec l’école Coranique, 4 seulement avait le niveau du certificat et 60% du reste n’étaient jamais allé en classe.
                                Cette école fut inaugurée par le Préfet de Constantine.
J’y suis resté jusqu'à la quille et en partant j’ai eu droit à des cadeaux de la part des autorités civiles que j’ai bien sûr conservé avec une lettre d’un élève.
                               Un mois après mon retour en France, j’ai reçu la visite des gendarmes qui m’ont remis un courrier de félicitations du Ministre René Billières en me proposant si je le voulais un nouveau poste à titre civil en Algérie…
                                Sans avoir besoin de réfléchir ma réponse fut négative.

                                Je suppose que tous les collègues instituteurs ont du recevoir ce même courrier ?
                                                                  
  
                                                     Christian Charpentier

 Toute la classe en promenade              Lettre adressée à Mr Christian Charpentier, par le Ministre de l'Education
                                                                   Nationale et des Sports, Mr René Billeres


Le camp de Ste Marthe
Les anciens s'en souviendront

Photo envoyée par notre correspondant à Marseille


RUBRIQUE DES ASSOCIATIONS D'ANCIENS COMBATTANTS
 
Source : FARAC INFO Bulletin N° 419 de Juin 2007